Solidarité Perempuan (SP)
Pour les droits fondamentaux des femmes
Réclamer des droits fondamentaux pour les femmes ne va pas de soi
Bien que des progrès significatifs aient été réalisés en matière d’égalité des droits au cours des 25 dernières années, l’Indonésie se trouve actuellement à un tournant. Les organisations musulmanes conservatrices font campagne pour revenir en arrière, affirmant ouvertement que le féminisme va à l'encontre des valeurs traditionnelles du pays. Avec d’autres groupes féministes, le SP s’y oppose directement. Il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une plus grande égalité, notamment en matière de quotas pour une meilleure représentation des femmes en politique, de meilleure législation foncière pour les femmes et de meilleure protection des femmes contre la crise climatique, qui frappe particulièrement les femmes.
Mieux protéger les droits des femmes
Environ 5 millions de femmes indonésiennes travaillent à l’étranger et rapportent de grandes quantités de devises étrangères, mais lorsqu’elles rencontrent des problèmes, comme une rupture de contrat par un employeur, le gouvernement les abandonne souvent. SP dispose d’un réseau pour aider les femmes laissées pour compte et elles luttent pour une meilleure protection juridique.
Le manque de perspectives de revenus stables oblige notamment les femmes rurales à aller travailler en Malaisie ou en Arabie saoudite. Le SP prône une politique plus inclusive et sociale qui stimule l’économie locale au lieu de se concentrer principalement sur des investissements et des projets à grande échelle qui conduisent souvent à des déplacements forcés et à la perte de terres fertiles.
Grâce au lobbying du PS, entre autres, le gouvernement a approuvé une meilleure protection juridique pour les travailleurs migrants, mais des lacunes subsistent. Par exemple, le gouvernement doit conclure des accords fermes avec les pays d'accueil pour qu'ils puissent mieux réglementer et surveiller les conditions de travail, et la création d'un centre de signalement est toujours en attente.
La charia est discriminatoire envers les femmes
Comme indiqué ci-dessus, il existe toujours une discrimination à l’égard des femmes en Indonésie et, par extension, de la communauté LGBTIQ. Près de 200 gouvernements locaux ont mis en œuvre certains aspects de la charia sous la pression de groupes religieux conservateurs, avec des conséquences désastreuses pour les droits des femmes et des personnes LGBTI+.
Dans la province d'Aceh, cette pratique est poussée plus loin : la police religieuse veille à ce que les femmes respectent le code vestimentaire et ne sortent pas dans la rue sans une « escorte » masculine, ou à ce que deux hommes vivent sous le même toit. De plus, les comportements transgressifs des hommes au sein du foyer restent impunis. En collaboration avec de nombreuses autres organisations de défense des droits des femmes et des droits humains, le SP dénonce ces mesures discriminatoires et fait campagne pour qu'elles soient annulées.