Mouvement philippin pour la justice climatique (PMCJ)
Un vaste mouvement national pour la justice climatique
Personne ne devrait avoir à expliquer aux Philippins ce que signifie la crise climatique. Depuis des années, des millions d’agriculteurs et de pêcheurs constatent l’impact des conditions météorologiques extrêmes sur leurs revenus. Et après quelques super typhons, le reste du monde sait aussi à quel point un archipel de plus de 7000 XNUMX îles est vulnérable.
Pour l’instant, cela ne suffit pas à réveiller les décideurs politiques. Au niveau international, ils prônent une approche drastique des émissions nocives, mais dans leur propre pays, ils n’optent pas immédiatement pour les énergies renouvelables. C’est aussi la première revendication du mouvement climatique philippin : mettre en œuvre une politique climatique cohérente et imaginer une transition sociale et durable.
Financement climatique
Premier constat : la crise climatique fait déjà des dizaines de milliers de victimes chaque année : des récoltes et des vies sont perdues, des maisons et des infrastructures sont détruites. Pour éviter cela, des mesures d’adaptation sont nécessaires, comme une meilleure protection contre les inondations, l’élaboration de voies d’évacuation, la construction d’abris, l’apprentissage de nouvelles techniques agricoles, etc. Bien sûr, cela coûte de l’argent. Avec 11.11.11, APMDD et de nombreuses organisations climatiques, PMCJ prône un financement climatique juste et prévisible de la part des pays industrialisés riches qui tienne compte des émissions historiques de gaz à effet de serre.
Mouvement national
Le PMCJ a été fondé en 2009 et est devenu un mouvement national. Les fondations ont été posées par plusieurs organisations nationales, telles que FDC, Focus on the Global South, APMDD et ATM, toutes 11.11.11 partenaires. Le défi était de devenir un vaste mouvement national en contact étroit avec les organisations de base. Le PMCJ a organisé des séances d'information, des actions locales avec les agriculteurs, les pêcheurs et les jeunes, une « caravane pour le climat », des mobilisations avec les citadins pauvres, des déplacements à vélo pour le climat, etc. Actuellement, des centaines de groupes d'action climatique sont activement impliqués dans le PMCJ.
Résultats
À la suite de nombreuses actions locales, 20 gouvernements locaux ont émis un moratoire sur les nouvelles centrales électriques au charbon et l’île de Negros a mis en place un plan pour une énergie 100 % renouvelable. Le gouvernement national a également annoncé l’élimination progressive du charbon, mais les projets en cours se poursuivent.
Suite à une plainte auprès du Bureau du médiateur de la Banque mondiale (BM) concernant le financement indirect de projets de charbon, la BM a admis que la banque philippine Rizal Commercial Banking Corporation avait financé 19 centrales électriques au charbon avec l'argent de la BM, contre ses propres directives. Après le verdict, la BM a comblé cette lacune.