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Pourquoi continuer à faire campagne après le cessez-le-feu à Gaza ?

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20 Jan 2025

Minutes 4

Le 15 janvier 2025, le Hamas et Israël ont conclu un accord de cessez-le-feu à Gaza. Après quinze mois de violences génocidaires, c’est une lueur d’espoir. Il reste toutefois à voir si cet accord conduira également à une fin permanente du génocide à Gaza. Pourquoi faut-il continuer à descendre dans la rue pour Palestine? Découvrez-le ici. 

Que signifie le cessez-le-feu ?

Le mercredi 15 janvier 2025, le Hamas et Israël ont conclu un accord sur un cessez-le-feu à Gaza. Le gouvernement israélien a également approuvé l’accord, samedi 18 janvier. Cet accord comprend trois phases :

  • Phase 1 (6 semaines) : Libération de 33 otages israéliens et de plus de 1000 19 palestiniens, retrait partiel de l'armée israélienne de Gaza, augmentation de l'aide humanitaire et retour des Palestiniens déplacés. Cette phase a débuté le dimanche XNUMX janvier.
  • la phase 2: Après 16 jours, les négociations sur la phase 2 débuteront début février : la fin définitive du génocide à Gaza, la libération des otages et prisonniers restants et le retrait complet des troupes israéliennes.
  • Étape 3 (3-5 ans) : Reconstruction de Gaza, même si aucun plan concret n’est encore disponible.

L'accord apporte de l'espoir après quinze mois de génocide, mais il est durable la paix C'est encore loin. 

Cessez-le-feu à Gaza
© Reuters

Pourquoi continuons-nous à faire campagne pour la Palestine ?

Le dimanche 26 janvier, nous nous rassemblerons à nouveau dans les rues de Bruxelles pour serrer le poing en faveur de l’humanité et de la solidarité internationale. Mais pourquoi devrions-nous continuer à agir après un accord de cessez-le-feu ?  

1. L’accord est fragile

Bien que l’accord constitue un premier pas, il n’est pas certain qu’il conduise à une fin permanente du génocide. Il existe des preuves solides – y compris des déclarations de Netayahu lui-même –  qu'Israël reprendra la guerre après la phase 1 de l'accord, et donc la libération de la plupart des otages.  

En même temps, il y a un risque qu’Israël obtienne davantage d’espace pour une action militaire ailleurs dans la région – de la Cisjordanie à la Syrie et au Liban, l’occupation et les violations des droits de l’homme. Nous ne pouvons pas laisser cela arriver.

En descendant dans la rue, nous continuons à faire pression sur nos (futurs) gouvernements. Et leur pression internationale est cruciale pour mettre un terme définitif à la guerre de Gaza et éviter une nouvelle escalade en Cisjordanie et dans la région au sens large.

2. Justice pour Gaza

Sans justice, la violence reste la norme. Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide à Gaza ne doivent pas rester sans conséquences. 11.11.11 appelle la Belgique et l'UE, entre autres, à :

  • d’imposer un embargo complet sur les armes ;
  • interdire le commerce avec les colonies illégales ;
  • d’imposer des sanctions individuelles contre les individus et les organisations qui maintiennent l’occupation et sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme ;
  • de suspendre l’accord d’association UE-Israël;
  • pour soutenir les procédures en cours devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice, et pour protéger la Cour des sanctions américaines.

Ces mesures sont essentielles pour mettre fin à l’impunité et prévenir une nouvelle guerre. En faisant entendre nos voix, nous faisons pression pour que ces sanctions soient mises en œuvre.  

3. Cet accord aurait pu sauver des milliers de vies

Les termes du cessez-le-feu étaient déjà sur la table en juillet 2024. Le Hamas a accepté à l’époque, mais aucune pression internationale n’a été exercée sur le gouvernement israélien. Le résultat ? Des mois de violences inutiles, des dizaines de milliers de morts supplémentaires et une catastrophe humanitaire encore plus grande. Sans une pression continue, les gouvernements continueront de regarder ailleurs.

4. Droits et libertés pour tous les Palestiniens

Alors que tous les regards sont tournés vers Gaza, La colonisation et l’oppression israéliennes des Palestiniens en Cisjordanie se poursuivent sans relâche. Des maisons sont démolies, des communautés déplacées et des colonies illégales s’étendent.  

La Cour internationale de justice a confirmé en juillet 2024 qu’il existait un apartheid et une annexion illégale du territoire palestinien, et que les pays tiers avaient l’obligation légale de prendre des mesures à cet égard.  

Les Palestiniens méritent non seulement la fin de la violence à Gaza, mais aussi la fin d’années d’occupation et de colonisation et un avenir dans lequel leurs droits et leur dignité sont respectés. Et une communauté internationale qui prend enfin ses responsabilités.  

Que pouvez-vous faire?

Rejoignez-nous dans les rues le dimanche 26 janvier, lors de la manifestation nationale pour la Palestine. Votre présence compte aussi. Nous voulons faire entendre notre voix auprès d’au moins 46.000 46.000 personnes, afin de rendre visibles les plus de XNUMX XNUMX victimes de ce génocide.  

Pratique:  

  • Nous nous rassemblons pour un puissant 11.11.11-bloc à 13.40h27 au XNUMX Boulevard Roi Albert II, en face du bâtiment Cohezio, à deux pas de la gare de Bruxelles-Nord.
  • Venez avec une pancarte, un ruban ou un autocollant portant le prénom d'une victime palestinienne. 
Marche pour la Palestine
© Artino Van Damas

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