Cessez-le-feu à Gaza : un besoin urgent, mais une paix durable exige davantage
09 oct 2025
Minute 1
11.11.11 Se félicite de l'annonce du cessez-le-feu à Gaza. Il était temps. Au milieu de la poussière, des décombres et des pertes humaines, la perspective d'une fin des violences génocidaires se dessine enfin. Les otages peuvent rentrer chez eux. L'aide humanitaire peut reprendre. L'importance de cet événement est immense. Mais ne nous y trompons pas : ce n'est pas une victoire. C’est ce qui aurait dû se passer depuis le début.
Les grandes lignes de cet accord étaient sur la table depuis deux ans. Ce qui est possible aujourd'hui l'était tout autant hier. La communauté internationale – et les États-Unis en tête – avait dès le départ le pouvoir d'arrêter le bain de sang. Ils ont choisi de ne pas le faire. Ce n'est pas une erreur tragique. C'est un échec moral et systémique.
Ce qui s'est passé à Gaza, et ce qui continue de se produire, constitue la destruction systématique d'un peuple. Tant qu'Israël pourra violer le droit international en toute impunité, ce cessez-le-feu reste-t-il une garantie de nouvelles violences ?La paix véritable et la fin de l'occupation semblent lointaines. Ce cessez-le-feu ne doit pas être un tremplin vers une occupation permanente de Gaza. Le plan Trump n'offre aucune perspective en ce sens. Une paix durable exige davantage:elle appelle à une forte pression internationale, à des sanctions, à briser le cycle de l’impunité et à rétablir l’état de droit international.
L'alternative ? Un monde qui assiste sans cesse à de nouveaux actes d'occupation et à des effusions de sang, et qui reste ainsi complice.