Wereldleiders op COP30

Sommet sur le climat au Brésil : Un plan véritablement ambitieux reste hors de portée.

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24 novembre 2025

Minutes 3

Le sommet sur le climat de cette année a permis des avancées concrètes vers une transition mondiale, mais a manqué des occasions importantes de financer et d'éliminer progressivement les énergies fossiles. Dix ans après l'Accord de Paris, un ensemble de mesures aurait dû être mis en place pour améliorer concrètement la situation des communautés les plus durement touchées par la crise climatique. Malheureusement, cette promesse n'a pas été tenue.

Aucun accord sur l'élimination progressive des combustibles fossiles


Plus de quatre-vingts pays ont demandé une « feuille de route » concrète pour élimination progressive des combustibles fossiles – l’essence même de tout plan climatique crédible. Or, cette perspective est totalement absente du texte final. La présidence brésilienne se contente de reporter le débat à la COP31, sans préciser qui devrait prendre quelles décisions. 

Le G20 (un forum informel regroupant les vingt principales économies mondiales, comprenant 19 pays et l'Union européenne) et un certain nombre de pays qui tirent d'importants profits du pétrole et du gaz ont délibérément entravé tout progrès supplémentaire. Belgique Heureusement, il a rejoint le groupe de pays qui souhaitent un plan progressif pour l'élimination des combustibles fossiles. Mais en réalité, même les pays les plus ambitieux, comme… EUIls ne sont ni les premiers ni les plus rapides à abandonner les énergies fossiles. De plus, ils ne promettent aucun financement supplémentaire pour y parvenir. Sans équité, coopération et ressources suffisantes, un avenir sans énergies fossiles demeure très incertain.

La Belgique peut aussi faire mieux. C'est bien que nous réclamions une sortie plus rapide du secteur. Mais tant que nous refuserons d'être les premiers à agir ou à payer, un avenir juste et sans énergies fossiles restera une illusion.

Kiki Berkers, experte climatique de 11.11.11

L'argent demeure le principal problème du sommet sur le climat

Faute de fonds suffisants pour financer la transition énergétique, les promesses d'abandon progressif des énergies fossiles restent lettre morte. L'UE est restée très réticente à engager des fonds publics supplémentaires jusqu'au bout. Cela signifie que la loi est une fois de plus renvoyée aux pays qui ont le moins contribué à la crise climatique. Parallèlement, de nombreux pays font des économies sur aide au développement et les budgets climatiques, justement au moment où les besoins sont les plus criants.

Pour de nombreux pays africains, le financement est un enjeu crucial : ils sont déjà confrontés à des sécheresses extrêmes, des inondations et une insécurité alimentaire. Seuls 6 à 7 % de leurs besoins réels sont actuellement financés ; le manque de fonds est flagrant. 300 milliards euros par an. La promesse de tripler le financement de l'adaptation a été édulcorée et l'échéance a été repoussée de 2030 à 2035, alors même que les conséquences sont déjà graves.

Enfin, une attention particulière aux travailleurs, aux femmes et aux peuples autochtones

Le sommet s'est conclu par une victoire pour les travailleurs du monde entier et pour la société civile. Pour la première fois, 194 pays sont parvenus à un accord sur les grandes lignes d'un accord. transition juste, avec de fortes références à droits de l'homme, droits du travail, les droits de peuples autochtones, dialogue social et l'inclusion de VrouwenLes pays doivent désormais inclure ces principes dans leurs plans nationaux de lutte contre le changement climatique.

La nécessité de cette mesure est criante. Aujourd'hui, les travailleurs peinent sous une chaleur extrême sans protection, des personnes perdent leur emploi sans protection sociale à la fermeture des centrales à charbon, et des communautés sont menacées d'accaparement des terres pour l'extraction minière. Le sommet sur le climat reconnaît enfin que la sortie progressive des énergies fossiles n'est pas un exercice technocratique, mais qu'elle a des répercussions directes sur l'emploi, les revenus, les terres et les droits.

Sur le sommet sur le climat en Turquie L’année prochaine, un mécanisme formel devrait permettre de développer davantage ces accords et de les traduire en soutien et en garanties concrètes.

Le « sommet de la vérité sur le climat » nous laisse avec encore plus de questions. 

Pendant deux semaines, la COP30 au Brésil a été décrite comme la « COP de la vérité »Mais aucun accord final historique n'a pu être conclu. Si la conférence a permis une avancée significative pour une transition juste, elle s'est enlisée dans un consensus minimal sur des questions cruciales telles que le financement et l'abandon progressif des énergies fossiles. Une fois de plus, ce sont les communautés en première ligne de la crise climatique qui paient le plus lourd tribut aux blocages, aux retards et aux compromis timides, ce qui risque d'aggraver leur déficit de la balance des paiements.

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