Activistes tijdens een Palestina manifestatie

Non par cynisme, mais par solidarité : les Belges souhaitent une coopération internationale et des impôts équitables.

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05 novembre 2025

Minutes 5

Coopération internationale ? Justice fiscale ? Action climatique ? Les Belges y sont plus favorables que jamais. Le nouveau Baromètre de la solidarité internationale, publié aujourd’hui, 11.11.11 Cette publication annuelle, réalisée pendant sa période de campagne, montre que les citoyens restent remarquablement solidaires – surtout maintenant que les droits de l'homme sont attaqués dans le monde entier, de Gaza à Washington.  

En cette période d'incertitude géopolitique, de fortes coupes budgétaires dans la coopération au développement et d'isolationnisme de Trump, les Belges restent remarquablement tournés vers l'international. C'est ce que révèle un récent sondage du Dôme de la Solidarité Internationale. 11.11.11 elle publie à la veille de son week-end de campagne le plus chargé.

Neuf Belges sur dix estiment que la coopération internationale est essentielle pour relever des défis tels que le climat, les migrations et la sécurité. Plus des deux tiers pensent même que les pays devraient coopérer davantage, quitte à sacrifier leur souveraineté nationale. 

La coopération au développement est critiquée, mais le public reste convaincu. 

Il est également frappant de constater que près des deux tiers des Belges (65 %) souhaitent au moins le maintien du budget de la coopération au développement, et que 44 % d'entre eux souhaitent même son augmentation. Les jeunes, en particulier, y sont très favorables.

Même parmi les partisans de MR, où le président Georges-Louis Bouchez Bien qu'il prône ouvertement la suppression pure et simple de la coopération au développement, ce soutien majoritaire demeure manifestement intact. Le fossé entre le discours politique et l'opinion publique est immense.

Plus de chiffres :

  • 70 % 75 % des électeurs du CD&V et 75 % des électeurs du Vooruit estiment que le budget de la coopération au développement devrait rester au moins le même, voire augmenter, pour lutter contre la pauvreté mondiale.
  • 44 % Une partie des Belges estiment que la Belgique devrait honorer son engagement de porter ce budget à 0,7 % du RNB. Ce chiffre est encore plus élevé chez les électeurs du CD&V et du Vooruit, atteignant respectivement 54 % et 58 %.
  • Soutient toujours 1 Belge sur 3 (37%) la réduction de 25 % de la coopération au développement par l’Arizona – une position de principe en faveur de la coopération au développement ne se traduit pas toujours par une opposition aux réductions aujourd’hui.
  • 45 % 69 % des Belges sont favorables, voire très favorables, à une augmentation du budget de la défense à 5 % du PIB, mais 69 % estiment que cela ne devrait pas se faire au détriment des soins de santé et de la protection sociale, comme l'a proposé le secrétaire général de l'OTAN. 


Les Belges sont préoccupés par le monde, conscients de la menace. Mais ils souhaitent des solutions qui dépassent le simple cadre des armes. Davantage de chars ne suffiront pas à rendre le monde plus sûr. Nous avons également besoin de défenseurs des droits humains, de journalistes, d'enquêteurs sur les crimes de guerre, de médecins et de travailleurs sociaux. La solidarité internationale n'est pas un luxe ; c'est un pilier essentiel de la paix.

 

Les Belges veulent une fiscalité équitable – même pour les plus riches 

Outre la solidarité transfrontalière, les Belges portent également un regard critique sur ce qui se passe ici. 81 % souhaitent une impôt sur la fortune plus d'un million d'euros, hors résidence principale. Ce montant bénéficie d'un soutien remarquablement large : il dépasse également les 70 % parmi les électeurs de la N-VA (72 %) et du MR (80 %).

Et ce n'est pas un hasard. C'est tout à fait vrai : les gens ont le sentiment que le système fiscal de ce pays est injuste. Les 1 % les plus riches possèdent près d'un quart de la richesse totale. Et pourtant, ils paient moins d'impôts que le Belge moyen. C'est un sujet sensible.

À l'échelle mondiale, cet appel à la justice se fait également entendre avec force. Par exemple, 84 % souhaitent une lutte plus stricte contre les paradis fiscaux et 82 % sont favorables à un impôt minimum de 2 % sur la fortune des milliardaires du monde entier. Plus de 79 % soutiennent un impôt minimum mondial sur les bénéfices des entreprises.

Plus de chiffres :

  • 79 % soutient l'instauration d'un impôt minimum mondial sur les bénéfices des sociétés
  • 74 % Une grande partie des Belges sont favorables à une réforme fiscale qui réduise les impôts sur le revenu du travail, notamment pour les bas revenus, et augmente les impôts sur le revenu du capital, notamment pour les revenus les plus élevés. 
  • 81 % estime que la Belgique devrait participer activement aux négociations au sein des Nations Unies en vue d'établir un traité mondial pour lutter contre les paradis fiscaux, l'évasion et la fraude fiscales.

     

Climat : La pression publique s'intensifie à nouveau 


Bien que le climat occupe une place moins importante dans le débat public qu'il y a quelques années, insatisfaction En matière de politique climatique, alors que la Belgique doit décider de maintenir ou de renforcer une série d'étapes clés dans la lutte contre le changement climatique, notamment l'objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2040, le message est clair : une large majorité de la population réclame plus d'ambition. 69 % estiment que la politique climatique actuelle est insuffisante, soit une augmentation significative par rapport à l'année dernière.

« À la Maison-Blanche siège un président qui qualifie la politique climatique de supercherie. En Europe, le Pacte vert est réduit à sa plus simple expression. Et en Belgique, les responsables politiques continuent d'injecter des millions d'euros de subventions dans les entreprises d'énergies fossiles », déplore Hertogen. Pourtant, les Belges restent convaincus de la nécessité d'une politique climatique, et plus de six sur dix estiment que les mesures actuelles sont insuffisantes. La société exige une accélération, et non une stagnation ou un ralentissement. Combien de marches pour le climat faudra-t-il encore ? »

Plus de chiffres :

  • 69 % juge la politique actuelle inadéquate, soit une augmentation de 10 points de pourcentage par rapport à 2024.
  • 57 % est favorable à la suppression progressive des subventions aux énergies fossiles en Belgique
  • 76 % reconnaît la responsabilité humaine dans le changement climatique 
  • 58 % continue de soutenir le Pacte vert pour l'Europe, 30 % d'entre eux appelant même à son renforcement, malgré les attaques des milieux conservateurs. 
     

     

Migration : Le soutien à l'humanité reste solide 
 

Alors que le débat politique sur les migrations s'intensifie et que la politique européenne se concentre de plus en plus sur la dissuasion et la fermeture des frontières, la population belge reste remarquablement solidaires face à des populations en fuite, les chiffres parlent d'eux-mêmes : une large majorité souhaite des solutions fondées sur les droits humains, la coopération internationale et un partage équitable des responsabilités.

Donc est 71 % des Belges en faveur d'un répartition équilibrée Le pourcentage de personnes demandant l'asile dans les États membres de l'Union européenne varie en fonction de la taille de la population et des capacités économiques. En Flandre, ce chiffre atteint même 74 %.

L'arrêt des programmes de réinstallation par le gouvernement fédéral et flamand – l'une des rares voies de migration sûres – se heurte également à l'opinion publique. 61 % des personnes interrogées souhaitent des voies de migration sûres et légales, fondées sur des critères clairs. Ce chiffre est en hausse parmi les sympathisants du CD&V et de Vooruit.

Malgré les discours virulents que l'on entend souvent, les Belges restent solidaires année après année. Ils souhaitent une politique migratoire qui protège les personnes dans le besoin. Le besoin de solutions humaines est bien plus criant que ne le laisse entendre le débat.

Plus de chiffres :

  • 55 % Les Belges sont favorables à la régularisation et à la délivrance de permis de travail aux immigrés sans papiers qui se sont intégrés.
  • 53 % souhaite investir davantage dans la protection des réfugiés dans les régions en conflit.
  • 53 % 80 % des Belges estiment que la politique migratoire doit respecter sans condition les droits humains et garantir l'égalité d'accès à l'asile pour tous. Seuls 20 % sont en désaccord. 


Le sondage a été réalisé en ligne entre le 2 et le 21 octobre 2025 par Dedicated Research auprès d'un échantillon représentatif de 1 518 Belges âgés de 18 ans et plus. La marge d'erreur maximale est de 2,11 %.

 

 

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