Après près de deux ans de génocide, les sanctions commencent enfin. Enfin.
02 Sep 2025
Minutes 2
Grâce à la pression d’innombrables citoyens et organisations de la société civile Enfin, des sanctions contre Israël. Enfin. Mais soyons clairs : cet accord arrive beaucoup trop tardUn génocide se déroule à toute vitesse depuis près de deux ans, et des gens meurent chaque jour tandis que les gouvernements tergiversent et tardent.
Les sanctions sur la table aujourd’hui sont un pas dans la bonne direction, telles qu'une interdiction nationale du commerce avec les colonies illégales, le soutien belge à un large éventail de sanctions européennes, des sanctions nationales contre des ministres et des colons, et la fermeture de l'espace aérien national aux vols militaires vers Israël. La révision de la politique fédérale d'approvisionnement et la suspension des achats militaires auprès d'entreprises israéliennes sont également positives. Pour la première fois, la Belgique ne se positionne plus dans le camp des pays silencieux – des pays dont le silence ne fait que renforcer la complicité.
Concernant la Flandre : pour l’instant, il faut se fier à ce qui circule dans la presse. L’accord sur les biens à double usage est une avancée positive. Mais les signaux émis par le ministre-président Diependaele en vue d’un éventuel appel contre l’arrêt provisoire limitant le transit de matériel militaire vers Israël sont tout simplement erronés. Ces accords ne constituent pas une fin en soi. Ils constituent un minimum. La Belgique a enfin franchi un pas, mais le temps des demi-mesures est révolu. La Cour internationale de Justice a déjà clairement identifié l'obstacle juridique. Les propositions actuelles sont encore loin d'atteindre cet objectif.
Tant que le génocide se poursuivra à un rythme soutenu, tant que les bombardements et les blocus persisteront, tant que l'aide sera suspendue et que des familles mourront de faim, tant que des maisons palestiniennes seront détruites et des colonies illégales construites… nous continuerons à faire pression. Non seulement au Parlement, mais aussi dans la rue. C'est pourquoi nous continuerons à manifester et à appeler chacun à faire entendre sa voix. Ce dimanche, nous tracerons ensemble la ligne rouge.
La seule réponse correcte doit être : du côté des citoyens, du côté du droit international, du côté de l’humanité.
Tracez à nouveau la ligne rouge
Les sanctions proposées aujourd'hui constituent le strict minimum. Le temps des demi-mesures est révolu. C'est pourquoi nous poursuivrons nos efforts. C'est pourquoi nous continuerons à descendre dans la rue. Rejoignez-nous pour tracer à nouveau la ligne rouge. Dimanche 7 septembre, Bruxelles-Nord.