SamEn - La solidarité est mondiale
SamEn vise à lutter contre la pauvreté chez les enfants de 6 à 12 ans issus de l'immigration africaine à Anvers. Ils accusent souvent un retard scolaire et ont peu d'activités de loisirs extrascolaires. Cette organisation vise à améliorer cette situation et est également active au Congo depuis 2019 pour soutenir l'éducation et les soins de santé locaux.
16 mai 2025
Minutes 3
SamEn est un composé de Sam- (Samen en néerlandais) et -En (Ensemble en français). Donc ensemble est la même chose que « Ensemble ».
« Nous avons fait don d'ordinateurs et de photocopieurs à une faculté de philosophie du village de Kalonda, au Congo. 140 étudiants ont ainsi pu bénéficier d'une technologie fiable. Cela démontre l'efficacité de la solidarité à l'échelle mondiale », déclare Wily Musitu, président de SamEn. Selon lui, les populations du Sud sont les premières victimes des inégalités commerciales.
Pour moi, c'est une question de justice. Les habitants du Sud ont aussi le droit de jouir de leurs droits fondamentaux. SamEn développe des relations et est souvent en contact avec les pays du Sud, car beaucoup oublient que leur bonheur dépend aussi des relations que nous entretenons avec eux.
« Prenons l'exemple du café : nous ne produisons pas de café en Belgique, mais nous en buvons souvent cinq tasses par jour. Le café est produit dans des pays où les gens vivent parfois dans des conditions très précaires. » Selon SamEn, il est donc de la responsabilité des Occidentaux de faire preuve de solidarité. « Nous avons besoin les uns des autres et nous devons veiller à ce que notre chance, par exemple de pouvoir boire du café tous les jours, ne mette pas en danger la vie d'autrui. C'est aussi simple que cela », conclut Musitu. SamEn, par diverses initiatives, s'efforce d'offrir aux populations du Sud la vie humaine qui leur est souvent refusée.
Bénévolat
Musitu estime qu'en tant que société, nous devons nous soutenir mutuellement. « Cela peut se faire, par exemple, en faire du bénévolatEn Afrique, on dit souvent le bonheur est un bien commun, parce qu'on ne peut pas être heureux seul mais seulement avec d'autres personnes« De nos jours, la vision du monde individualiste prévaut parfois, ce qui est en conflit avec l’idée de SamEn.
« Le self-made-man n'existe pas, même après un travail acharné, car nous ne vivons pas sur une île. Nous avons besoin de l'aide des autres. Beaucoup de gens sous-estiment leur dette envers leur environnement », explique Musitu. Selon lui, personne n'est à l'abri de la pauvreté. « Cela peut nous arriver à tout moment. Ceux qui étaient autrefois en haut de l'échelle sociale peuvent perdre instantanément leur position à cause des revers de la vie, comme une maladie, un divorce ou un accident. Dans ces cas-là, vous serez heureux de pouvoir compter sur les autres », conclut Musitu.
Selon la philosophie de SamEn, s'investir dans la société en tant que bénévole revient aussi à investir indirectement en soi-même, car on ne sait jamais quels revers on peut rencontrer. Musitu conseille également de regarder au-delà de soi, d'élargir sa vision du monde et de ne pas rester dans son coin. « On peut aussi apprendre d'expériences extérieures à son monde familier », explique Musitu.
En Afrique, on dit souvent que « le bonheur est un bien commun », car on ne peut pas être heureux seul, mais seulement avec d’autres personnes.
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Article : Stéphanie Gallet | Journalisme AP University College
Vidéo : Nathan Loos | Journalisme AP University College
